Si, lors du premier match face à l'Ukraine, les Espagnols ont brillé de mille feux et marqué beaucoup de buts, ils ont prouvé face à la Tunisie qu'ils savent aussi souffrir et renverser des situations difficiles.
Menée à la marque dès la 8ème minute, la sélection de Luis Aragonés a dû nager à contre-courant. Face à un adversaire bien regroupé en défense et à l'affût de la moindre opportunité de contre, la Furia Roja a dû enfiler le bleu de travail et prendre son mal en patience.
L'équipe espagnole, quelque peu perturbée durant les minutes qui ont suivi le but africain, est restée fidèle à son schéma tactique, essayant d'abord de mettre de l'intensité et du rythme dans les débats. Mais l'inconstance du milieu de terrain devenant évidente, l'entraîneur a commencé à songer à d'éventuels changements de joueurs. Les Ibères n'ont pas perdu la foi et ont maintenu leur style de jeu basé sur la possession. Puisque Xavi, le chef d'orchestre habituel, était serré de très près, c'est Xabi Alonso qui a assumé le rôle de grand timonier.
Marcos Senna ne trouvant pas ses marques et Luis García ne parvenant visiblement pas à pénétrer le rideau défensif adverse, Aragonés a décidé d'abattre deux nouvelles cartes. C'est ainsi que le capitaine Raúl, à l'origine d'une polémique ces derniers jours, et le petit prodige Cesc Fábregas sont entrés sur le terrain, changeant radicalement la donne dans ce match. "Je savais que la Tunisie allait nous poser des problèmes, d'autant que leur but prématuré nous a fait perdre un peu de notre sérénité, a déclaré fièrement Aragonés au terme de la rencontre. Mais Cesc est entré sur le terrain et a pratiqué un football exceptionnel aux côtés de Xabi Alonso. Le but de Raúl, plein de malice, nous a ensuite redonné de l'entrain. Joaquín a, lui aussi, beaucoup apporté sur le flanc droit et Torres est en train d'élever son niveau de jeu de manière impressionnante."
Une affaire de gosses
Le jeune milieu de terrain d'Arsenal s'est senti libre et a rapidement trouvé les espaces qui semblaient jusqu'alors bouchés. L'entrée en jeu de Joaquín a permis d'apporter du danger sur un couloir qui n'était pas du tout exploité. Dès lors, le rouleau compresseur s'est mis en marche. C'est ainsi que l'égalisation est intervenue : sur un centre à ras de terre de Joaquín, Torres laisse passer le ballon, la frappe sans contrôle de Cesc est repoussée par le gardien, mais Raúl s'interpose et propulse le ballon dans les filets.
Raúl, tout sourire, a ainsi brillamment balayé les critiques et revendiqué sa place au sein de l'effectif. Il a inscrit hier son 5ème but en Coupe du Monde de la FIFA, rejoignant ainsi Estanislao Basora, Fernando Morientes, Emilio Butragueño et Fernando Hierro au classement des meilleurs buteurs espagnols de la compétition. Sa joie a irradié le reste du groupe, qui a célébré le but comme il se devait.
Le deuxième but a, lui aussi, été emmené par la jeune garde espagnole : Cesc adresse une passe millimétrée à Torres, qui, cette fois, ne faillit pas et permet à l'Espagne de prendre l'avantage. Enfin, non content d'être à la conclusion du premier but, Raúl participe également à l'action qui scelle la victoire de son équipe : sur son centre, el Niño subit une faute et obtient un penalty qu'il transformera lui-même.
Le capitaine, assoiffé de buts et blessé dans son amour propre par les critiques, a joué un rôle fondamental dans ce retournement de situation. Déterminé à changer le cours du match, il a pris le rôle de grand frère, permettant aux jeunes de se désinhiber. L'équipage du Sage de Hortaleza a prouvé qu'il savait naviguer avec un vent favorable ou défavorable. Le fait d'avoir su souffrir pour obtenir sa qualification pour les huitièmes de finale ne fait que rendre cette équipe plus convaincante.
Menée à la marque dès la 8ème minute, la sélection de Luis Aragonés a dû nager à contre-courant. Face à un adversaire bien regroupé en défense et à l'affût de la moindre opportunité de contre, la Furia Roja a dû enfiler le bleu de travail et prendre son mal en patience.
L'équipe espagnole, quelque peu perturbée durant les minutes qui ont suivi le but africain, est restée fidèle à son schéma tactique, essayant d'abord de mettre de l'intensité et du rythme dans les débats. Mais l'inconstance du milieu de terrain devenant évidente, l'entraîneur a commencé à songer à d'éventuels changements de joueurs. Les Ibères n'ont pas perdu la foi et ont maintenu leur style de jeu basé sur la possession. Puisque Xavi, le chef d'orchestre habituel, était serré de très près, c'est Xabi Alonso qui a assumé le rôle de grand timonier.
Marcos Senna ne trouvant pas ses marques et Luis García ne parvenant visiblement pas à pénétrer le rideau défensif adverse, Aragonés a décidé d'abattre deux nouvelles cartes. C'est ainsi que le capitaine Raúl, à l'origine d'une polémique ces derniers jours, et le petit prodige Cesc Fábregas sont entrés sur le terrain, changeant radicalement la donne dans ce match. "Je savais que la Tunisie allait nous poser des problèmes, d'autant que leur but prématuré nous a fait perdre un peu de notre sérénité, a déclaré fièrement Aragonés au terme de la rencontre. Mais Cesc est entré sur le terrain et a pratiqué un football exceptionnel aux côtés de Xabi Alonso. Le but de Raúl, plein de malice, nous a ensuite redonné de l'entrain. Joaquín a, lui aussi, beaucoup apporté sur le flanc droit et Torres est en train d'élever son niveau de jeu de manière impressionnante."
Une affaire de gosses
Le jeune milieu de terrain d'Arsenal s'est senti libre et a rapidement trouvé les espaces qui semblaient jusqu'alors bouchés. L'entrée en jeu de Joaquín a permis d'apporter du danger sur un couloir qui n'était pas du tout exploité. Dès lors, le rouleau compresseur s'est mis en marche. C'est ainsi que l'égalisation est intervenue : sur un centre à ras de terre de Joaquín, Torres laisse passer le ballon, la frappe sans contrôle de Cesc est repoussée par le gardien, mais Raúl s'interpose et propulse le ballon dans les filets.
Raúl, tout sourire, a ainsi brillamment balayé les critiques et revendiqué sa place au sein de l'effectif. Il a inscrit hier son 5ème but en Coupe du Monde de la FIFA, rejoignant ainsi Estanislao Basora, Fernando Morientes, Emilio Butragueño et Fernando Hierro au classement des meilleurs buteurs espagnols de la compétition. Sa joie a irradié le reste du groupe, qui a célébré le but comme il se devait.
Le deuxième but a, lui aussi, été emmené par la jeune garde espagnole : Cesc adresse une passe millimétrée à Torres, qui, cette fois, ne faillit pas et permet à l'Espagne de prendre l'avantage. Enfin, non content d'être à la conclusion du premier but, Raúl participe également à l'action qui scelle la victoire de son équipe : sur son centre, el Niño subit une faute et obtient un penalty qu'il transformera lui-même.
Le capitaine, assoiffé de buts et blessé dans son amour propre par les critiques, a joué un rôle fondamental dans ce retournement de situation. Déterminé à changer le cours du match, il a pris le rôle de grand frère, permettant aux jeunes de se désinhiber. L'équipage du Sage de Hortaleza a prouvé qu'il savait naviguer avec un vent favorable ou défavorable. Le fait d'avoir su souffrir pour obtenir sa qualification pour les huitièmes de finale ne fait que rendre cette équipe plus convaincante.


